Traduire les mots n’est que la moitié du travail. L’autre moitié consiste à vérifier que la présentation traduite se présente et se lit aussi bien que l’original : les titres ne débordent pas, les chiffres gardent leur sens, et les images ne parlent plus l’ancienne langue. Voici les façons de traduire, ce qu’il faut préparer avant et ce qu’il faut vérifier après.
Trois façons de traduire une présentation
| Méthode | Avantages | Inconvénients |
|---|---|---|
| Un traducteur professionnel | Précision, ton, terminologie juste | Plus lent et plus cher ; chaque modification ultérieure repasse par le traducteur |
| La traduction automatique morceau par morceau | Gratuite et rapide | Vous copiez le texte puis le recollez, un bloc à la fois |
| La traduction dans l’éditeur de présentation | Rapide, le texte reste à sa place | Demande une relecture par quelqu’un qui connaît la langue |
En pratique, on combine : une machine ou une IA produit le premier jet, une personne le relit. Une vérification rapide suffit pour une réunion interne ; pour un pitch devant des investisseurs, un contrat ou une page publique, faites relire la traduction par une personne de langue maternelle.
Ce qu’il faut préparer avant de traduire
- Finalisez d’abord l’original. Chaque modification après la traduction doit être faite deux fois — dans l’original et dans la traduction.
- Dressez une liste de termes. Noms de produits, intitulés de postes, notions internes : comment traduire chacun et ce qu’il faut laisser tel quel. Sinon, le même terme reçoit trois traductions différentes sur trois diapositives.
- Décidez de ce qui ne se traduit pas. Les marques, les noms de personnes et d’entreprises, parfois des mots du métier que votre public connaît de toute façon en anglais.
- Choisissez la forme d’adresse. Beaucoup de langues distinguent le tutoiement et le vouvoiement : tu ou vous en français, du ou Sie en allemand. La traduction doit garder un même ton sur toutes les diapositives.
Ce qu’il faut vérifier après la traduction
La longueur du texte
Un texte traduit n’a presque jamais la même longueur que l’original. En s’appuyant sur les recommandations d’IBM, le W3C donne ces repères pour la traduction de l’anglais vers les langues européennes : plus la chaîne est courte, plus elle s’allonge — un libellé de 10 caractères au plus peut devenir deux à trois fois plus long, tandis qu’un texte de plus de 70 caractères s’allonge d’environ un tiers (W3C : Text size in translation). Commencez donc par les boutons, les titres, les en-têtes de tableau et les légendes de graphiques : les libellés courts cassent avant les paragraphes.
Chiffres, dates et unités
Les formats dépendent de la langue. Certaines langues séparent les décimales par une virgule, d’autres par un point : 1,5 contre 1.5. Une date écrite 03/04 signifie le 4 mars aux États-Unis et le 3 avril dans une grande partie de l’Europe. Le symbole de la devise se place avant ou après le nombre, et les distances s’expriment en kilomètres ou en miles. Vérifiez chaque chiffre, et assurez-vous que la traduction n’en a ni perdu ni ajouté.
Termes et ton
Reprenez votre liste de termes : chacun est-il traduit partout de la même façon ? Vérifiez aussi la forme d’adresse et le style : un texte professionnel ne doit pas devenir familier par endroits.
Images et graphiques
Le texte à l’intérieur des images ne se traduit pas tout seul : captures d’écran d’interface, légendes dessinées sur les schémas et notes manuscrites restent dans l’ancienne langue. Ces images doivent être remplacées. Vérifiez à part les légendes et les étiquettes des graphiques : on les oublie facilement.
Tout ce qui n’est pas sur une diapositive
Les notes de l’orateur, le titre du fichier ou de la page, la description pour les moteurs de recherche et l’aperçu du lien sont aussi du texte, et les gens les lisent.
Les polices
Assurez-vous que la police contient les lettres de la nouvelle langue : cyrillique, lettres accentuées. Si une lettre manque, elle s’affiche dans une police de secours et détonne dans le mot.
Une présentation ou deux
Si des personnes parlant des langues différentes vont regarder la présentation, faites deux versions avec deux liens, une par langue. Ne mélangez deux langues sur une même diapositive que si le public est vraiment mixte, par exemple lors d’un événement international. Et gardez la version originale : vous y reviendrez plus d’une fois.
Comment faire dans JamPres
- Ouvrez l’onglet « IA ». Il se trouve dans le panneau à droite de l’éditeur.
- Choisissez une langue. Dans la liste « Traduire toute la présentation », choisissez l’une des dix langues : russe, anglais, espagnol, ukrainien, allemand, français, italien, portugais, polonais ou suédois.
- Confirmez. L’éditeur traduit toutes les diapositives, vos propres textes du site et le titre de la présentation. Une seule annulation (Ctrl+Z) rétablit le tout.
La traduction garde les noms, les marques, les chiffres, les dates et les liens exactement comme dans l’original : adaptez vous-même, si besoin, le format des dates et des décimales à la nouvelle langue. Si l’IA renvoie un fragment dans une mauvaise forme ou avec de nouveaux chiffres, ce fragment reste non traduit, et l’éditeur indique combien de fragments ont été traduits sur combien : corrigez ces endroits à la main.
Tout le texte des blocs est traduit : titres, paragraphes, listes, citations, boutons, tableaux, légendes de graphiques et de schémas, onglets, question et réponses du sondage, légendes des images. Avec la langue de la présentation changent aussi les libellés que voient les spectateurs : les boutons de navigation, le verrou par mot de passe ou par e-mail, ainsi que les libellés par défaut des champs du formulaire, son bouton et le texte de consentement.
Ce qui n’est pas traduit : le texte à l’intérieur des images, les « Notes de l’orateur », les libellés et textes de formulaire que vous avez écrits vous-même, et vos propres textes dans l’en-tête, le pied de page et la « Page » du site. Vérifiez-les et corrigez-les à la main.
Le prix s’affiche à côté de la liste avant le lancement : 5 crédits par lot de 30 fragments et 2 500 caractères au plus. La traduction est disponible dans toutes les offres et se paie en crédits — voir ce que sont les crédits. La liste « Traduire » du même onglet ne traduit que la diapositive en cours, et un texte sélectionné peut se traduire depuis la barre d’outils qui apparaît au-dessus.
La traduction modifie le brouillon : le lien affiche la nouvelle langue après « Mettre à jour la publication ». Et s’il vous faut les deux versions à la fois, créez une seconde présentation à partir du même texte source et traduisez celle-là : l’original reste tel quel.
Créez une présentation dans votre langue : vous pourrez la traduire plus tard, entièrement, en une seule commande.
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